Actualité Comptable

En 2016, une PME non cotée vaut en moyenne 9,1 fois son résultat net

Le groupement de cabinets d’experts comptables et de commissaires aux comptes Absoluce vient de publier l’édition 2016 de son baromètre de valorisation des PME françaises non cotées sur la période 2008 à 2015, par taille et par secteur d’activité, élaboré à partir de la base de données financières de la société InFinancials.

Pour rappel, Absoluce mesure les décotes à appliquer qui correspondent au risque de non-diversification des titres de PME non cotées par rapport aux valorisations des sociétés cotées (incluses dans le CAC All Tradable).

Les indicateurs du baromètre Absoluce (sociétés non cotées versus sociétés cotées), que les évaluateurs doivent compléter par une analyse du secteur d’activité et par un diagnostic financier et stratégique de la société à évaluer, sont les suivants :

-le « Bêta » (sensibilité de la rentabilité d’un titre coté par rapport à la rentabilité du marché) et le T-Bêta applicable à une société non cotée ;

-le coût des fonds propres (COE) ;

-le coût moyen pondéré du capital (WACC) ;

-le multiple du résultat net (PER) ;

-le multiple du résultat net d’exploitation (EBIT) ;

-le multiple du résultat brut d’exploitation (EBITDA).

Globalement, pour les sociétés cotées, le marché s’est stabilisé en 2013, avec une légère hausse de la valorisation (PER) suite à cette remontée post-crise. Avec un décalage, les multiples devraient remonter également pour les sociétés non cotées. Autre constat, l’écart de valorisation entre les sociétés cotées et celles non cotées a tendance à se creuser, ce qui traduit une augmentation du risque pour ces dernières.

Plus précisément, pour 2015, le montant des capitaux propres d’une PME non cotée représente 9,1 fois son résultat net, celui de ses actifs représente 5,2 fois son résultat brut d’exploitation et 6,8 fois son résultat net d’exploitation.

Les résultats sont fournis par secteur (16 secteurs hors finance et assurance), par taille d’entreprise (26 niveaux de CA) et selon ces deux critères croisés. L’étude a ainsi mis en évidence des secteurs à forte décote (la santé, l’équipement de la personne et de la maison ainsi que les logiciels) et d’autres à faible décote (le commerce de détail, l’automobile et les voyages). Enfin, de façon logique, la décote à appliquer est d’autant plus grande que la taille de l’entreprise est petite.

Absoluce, Édition 2016 du baromètre de valorisation des PME françaises, janvier 2017

5ae81b9ca6f750c36e071d69dd7a4b59///////////////////////